Cet ouvrage interroge un dilemme intime de la négociation diplomatique : la tension irréductible entre l’efficacité de son processus, qui exige la discrétion vis-à-vis de tiers, et la légitimité de son résultat, qui appelle la transparence. Il retrace l’histoire, éclaire la théorie et explore la pratique de cette confrontation politique majeure.
De Machiavel à Kissinger en passant par Richelieu, Callières ou Wilson, ce livre expose l’institution du secret diplomatique à la Renaissance, l’émergence de sa contestation dès les Lumières, puis la montée en puissance d’une véritable injonction de transparence dans les démocraties contemporaines.
Convoquant les théories de la négociation, le livre montre en quoi secret et transparence forment un couple indissoluble : le secret protège l’espace fragile où se négocie l’accord, tandis que la transparence fonde sa légitimité, facteur de sa bonne mise en œuvre.
L’enjeu réside dans leur articulation en pratique : que faut-il cacher ou dévoiler, quand, comment et à qui ? Du traité de Versailles aux négociations sur l’Ukraine en passant par le processus d’Oslo sur le Proche-Orient, de nombreux exemples étayent et illustrent le propos.
Ne pouvant ni se réfugier dans l’opacité intégrale ni céder à une transparence naïve, la négociation diplomatique s’avère un art du clair-obscur, un équilibre précaire mais indispensable dans un monde de plus en plus conflictuel.
Une réflexion essentielle sur les conditions politiques, stratégiques et éthiques de la diplomatie aujourd’hui.








