Comment préserver l’intégrité du système financier lorsque les capitaux circulent à la vitesse du numérique, que les montages se jouent des frontières et que les organisations criminelles adaptent continuellement leurs méthodes ? Dans un tel environnement, la multiplication des normes ne suffit plus. L’efficacité exige de conjuguer maîtrise du droit, connaissance des pratiques, coopération institutionnelle et compréhension des mutations technologiques.
Penser l’AML propose une analyse globale de la lutte contre la criminalité financière. L’ouvrage met en perspective les architectures normatives internationales, européennes et françaises, les institutions qui les mettent en œuvre et les mécanismes opérationnels de vigilance. Il décrypte les procédés de blanchiment, de financement du terrorisme, de fraude fiscale et de corruption, des montages traditionnels aux usages criminels des cryptoactifs. Au-delà de leur diversité, ces phénomènes reposent sur des ressorts communs: l’opacité, la dissimulation des bénéficiaires, le détournement des structures licites et l’exploitation des innovations financières.
L’ouvrage ouvre enfin une réflexion essentielle sur l’avènement d’une « compliance augmentée ». L’intelligence artificielle peut renouveler l’analyse des données, améliorer la détection des signaux faibles et renforcer les capacités d’anticipation. Elle ne saurait toutefois se substituer au discernement humain. Sa contribution demeure indissociable d’une gouvernance rigoureuse, de modèles auditables et d’une responsabilité clairement établie.
À la croisée du droit, de la finance et des technologies, cet ouvrage offre aux professionnels, aux institutions publiques et aux chercheurs un cadre intellectuel et opérationnel pour comprendre les transformations de l’AML et penser son avenir.








